Question 37 of 39
LES LANGUES ÉTRANGÈRES : DES MATIÈRES MORTES – Comment remédier à cette tendance qui existe en France à enseigner les langues étrangères comme des matières mortes ? – La façon même de concevoir l'enseignement doit sans doute être repensée, afin qu'il accorde plus de place à l'expression orale et soit moins formalisée. Au-delà, il serait utile de multiplier les échanges d'enseignants entre les pays européens : comment espérer parler un anglais « naturel » si on ne peut que copier quelqu'un dont ce n'est pas la langue maternelle ? Le nombre de cours dispensés en anglais, en allemand ou en espagnol par exemple devrait aussi augmenter au fil des années de scolarité, afin qu'au niveau du diplôme seul le français soit encore enseigné en français. On pourrait par exemple introduire un cours d'histoire en anglais au niveau de la seconde, et en rajouter deux autres jusqu'à la terminale. L'exemple des pays du nord de l'Europe, où presque tous les cours universitaires sont dispensés dans une autre langue que la langue officielle, devrait être mieux encouragé. L'Islande par exemple, un tout petit pays comme la Finlande ou les Pays-Bas n'enseigne plus que des cours en anglais. Il y a de bonnes raisons pour cela : les jeunes sont mieux préparés et les salaires pratiqués par les recruteurs sont meilleurs lorsque les candidats parlent plusieurs langues. Pour autant, rien n'impose, aujourd'hui, cette quasi-obliga- tion à nos jeunes. Au contraire ! L'apprentissage des langues demeure pour nous une matière d'ornement. D'après la lettre d'information Educational Testing Service,
