Question 37 of 39
Le Bon Usage est un gros livre, parce que son auteur n’a voulu éluder aucune des chausse-trapes de cette langue française dont Colette disait « C’est une langue bien difficile que le français ». À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu’on commence à s’en apercevoir». J’avais craint, jadis, que la masse même du volume n’en rebutât plus d’un. Appréhension vaine : l’ouvrage s’est étoffé à chaque réédition, la typographie (tout en restant d’une parfaite lisibilité) se présente dans une composition beaucoup plus serrée, et le succès du livre va croissant, à mesure que le lecteur a davantage le sentiment qu’il est aimablement conduit par la main grâce surtout à un index infiniment précieux, et que les explications qu’on lui propose ne sont pas de sommaires ukases, mais Le reflet patient, probe jusqu’à l’avenue d’incertitudes, d’une actualité aussi mouvante que la vie.
