Question 30 of 39
Elle s’appelait Sarah Le cinéaste n’arrive pas à éviter - mais le pouvait-il ? - l’artifice du scénario : ping-pong incessant et artificiel entre le passé et le présent. Néanmoins, chaque fois qu’il change d’époque, le cinéaste repart à la recherche de l’émotion perdue qu’il retrouve, d’ailleurs, à force de pudeur et de retenue. Aucun débordement lacrymal. Les acteurs restent jusqu’au bout étonnamment sobres. Le film est un mélo, un vrai, puisqu’il repose sur une faute dont chacun ne peut ou ne veut se défaire. C’est aussi « un film du samedi soir », avec ses drames, ses sacrifices, parfois même ses outrances...Bref, on est dans le cinéma humaniste à l’ancienne (et, peut-être, éternel). À la frontière exacte, en tout cas, entre bons et grands sentiments
