Il change le clavier de ses deux ordinateurs tous les six mois. Les touches cèdent (boutons du clavier finissent par se casser) sous ses mains qui, telles des araignées possédées (comparées à des araignées qui bougent très rapidement et sans contrôle), tissent roman après roman (créent continuellement de nouveaux romans). En vingt ans, il a écrit près de mille cent titres (presque mille cent livres). C’est un touche-à-tout (personne qui pratique beaucoup d’activités différentes) : il pond (il produit très rapidement) aussi bien de la littérature pour herboristes (livres destinés aux spécialistes des plantes médicinales) que de la pharmacopée policière (expression humoristique désignant ici des romans policiers liés à la médecine). Cet ancien chirurgien (personne qui pratiquait autrefois des opérations médicales) a abandonné le festin sanglant des blocs opératoires (image désignant les nombreuses opérations réalisées à l’hôpital) pour les joies de la graphomanie (besoin très fort d’écrire énormément). « Je me suis lassé de la médecine (fatigué de pratiquer la médecine). Mais j’écris mes romans avec toute la passion que j’avais pour la chirurgie », explique-t-il.