Question 33 of 39
Les anomalies ne doivent pas masquer le degré de cohérence qui fonde le code graphique. S'il y a plusieurs graphies pour un même son, leur distribution n'est pas aléatoire : le choix et souvent corrélé à des critères de position ou à des correspondances morphologique. Les lettres muettes, à l'occasion, soulignent les flexions ou les dérivations. Certaines consonnes doubles sont clairement interprétables. De plus, certaines graphies étymologiques ne sont pas dépourvues de toute signification. Et bien d'autres observations iraient dans le même sens. Dès lors pourquoi renoncer à enseigner ce noyau intelligible de notre écriture ? L'orthographe, dans ses fondements, peut faire l'objet d'un apprentissage raisonné. Une pédagogie fondée sur la réflexion est plus valorisante qu'une acquisition basée sur le « par cœur » et la répétition, en même temps qu'elle assure des connaissances plus solides. En outre, elle permet de mieux cerner, par contraste, les zones d'ombre et les bizarreries : La perception des exceptions sera d'autant plus aisée qu'on aura pris conscience des régularités.
