Question 32 of 39
Mon souci a toujours été d'inciter mes étudiants à ne pas s'enfermer dans une seule vision du monde. Parce que finalement chacun vit dans sa prison. C'est à la fin de mon livre: « Il faut parler deux langues au moins pour savoir qu'on en parle une, que c'est une langue que l'on parle ». J'ai toujours dit à mes étudiants que le monde ne se limitait pas à notre manière de vivre. Accepter de n'exister qu'avec une langue,qu'avec une culture, c'est se priver de liberté. En choisissant d'étudier une autre langue, on se donne une chance inouïe : tout d'un coup, on voit apparaître cette prison dans laquelle on vivait sans forcément s'en rendre compte.
