Question 38 of 39
La révolution numérique aura, selon le philosophe Michel Serres, des effets au moins aussi considérables qu’en leur temps l’invention de l’écriture, puis celle de l’imprimerie. Les notions de temps et d’espace en sont transformées et les façons d’accéder à la connaissance profondément modifiées. À cet égard, chaque grande rupture dans l’histoire de l’humanité conduit à priver l’homme de facultés (« il perd »), mais chaque révolution lui en apporte de nouvelles (« il gagne »). Pour chaque perte d’une part de mémoire et de capacité de traitement de l’information liée à la diffusion des technologies numériques, l’homme gagne une possibilité nouvelle de mise en relation (entre les individus et entre les savoirs) ainsi qu’une faculté décuplée d’invention et de création.
