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Les médecines douces à l’hôpital
Il est intéressant de rechercher ce que les différentes approches médicales peuvent avoir de complémentaire. II semble qu’une réconciliation des médecines classique et parallèle soit déjà amorcé et cette rencontre se déroule dans un lieu pour le moins inattendu: l’hôpital. Ce rapprochement permet au patient de ne plus se sentir pris en otage et d’échapper enfin à l’éternel confit de la plante contre la chimie. De très sérieux chefs de service d’hôpitaux vantent les mérites de la médecine douce dans l’enceinte de l’orthodoxie médicale. À l’origine de ce changement: la bénéfique pression de patients et d’associations de malades souffrant de pathologies sévères, Même si les médecines douces manquent de validations scientifiques, la réalité de leurs effets est indéniable. Il serait par conséquent regrettable de priver es malades du confort qu’elles peuvent leur apporter. D’autant que, pour homéopathe, il n’existe ni interactions médicamenteuses avec les traitements classiques ni effets secondaires Elle peut en revanche aider à soulager les effets Induits par les médications habituelles. C’est particulièrement dans le domaine de la lutte contre la douleur que les médecines douces font leurs preuves. Grâce à des thérapeutes qui ont refusé de nier ce qui de toute façon existe à l’extérieur de l’hôpital, des consultations d’acupuncture, d’auriculothérapie ou encore d’hypnose se développent peu à peu. En outre, l’exercice de ces pratiques en cadre hospitalier permet d’assurer une formation sérieuse des praticiens. Tous sont docteurs en médecine, ce qui permet de faire le tri entre charlatans autoproclamés et praticiens valables. Cela permettra aussi de faire la part entre les disciplines reconnues et certaines thérapies farfelues dont la pratique peut se révéler dangereuse. Même si les patients sont de plus en plus nombreux à recourir aux médecines douces, la prudence reste de mise.
