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Question 31 of 39

Syndicats et patronats se détendent sur le stress au travail

Depuis longtemps on entend dire que 61% des salariés déclarent avoir un travail stressant et depuis peu, on entend aussi ceux qui calculent que levstress coûte chaque année 60 milliards d’euros du PIB (selon la caisse nationale d’assurance maladie). Choquant de parler de la souffrance des travailleurs en termes de coûts? C’est pourtant l’un des tout premiers arguments syndicaux dans les négociations sur le stress dont le troisième volet s’est tenu hier, entre patronat et syndicats. Objectif: transcrire dans le droit français un accord européen de 2004 sur la détection et la prévention du stress au travail. Bonne nouvelle, les positions des uns et des autres se rapprochent. Selon Jean-François Naton de la CGT, les employeurs semblent accepter de reprendre des amendements syndicaux qui vont plus loin que le texte européen. Auparavant, le patronat était dans le déni et l’iusion du stress positif qui stimulerait le salarié. Tout cela semble fini mais pasau point d’engager trop en avant la responsabilité des employeurs. Le MEDEF refuse pour l’instant que le stress soit reconnu comme maladie professionnelle, ce que demandait la CFE-CGC. Car, sur le sujet, deux conceptions s’opposent. Ceux qui estiment que le stress est avant tout un problème individuel: beaucoup d’employeurs, mais aussi pléthore de consultants experts en stress, qui renvoient les salariés au bord de la crise de nerf vers le coaching. Et ceux qui expliquent que la souffrance est surtout due à l’organisation du travail et à la pression managériale. Cette fois, il y a du nouveau. Alors que le texte européen insistait sur l’aspect individuel stress, le patronat accepterait d’y préciser que l’organisation du travail peut être un facteur parmi d’autres. On note à présent une remise en cause de toute la théorisation du management par la peur, l’évaluation et les objectifs. Le patronat, selon la CGI, accepte de s’interroger sur les limites de son management car, économiquement, le stress met le système en difficulté.

Le patronat:

Syndicats et patronats se détendent sur le stress au travail

Depuis longtemps on entend dire que 61% des salariés déclarent avoir un travail stressant et depuis peu, on entend aussi ceux qui calculent que levstress coûte chaque année 60 milliards d’euros du PIB (selon la caisse nationale d’assurance maladie). Choquant de parler de la souffrance (douleur ou mal-être important, ici lié au travail; souffrir) des travailleurs en termes de coûts? C’est pourtant l’un des tout premiers arguments syndicaux dans les négociations (discuter pour parvenir à un accord; négociation) sur le stress dont le troisième volet s’est tenu hier, entre patronat (ensemble des employeurs ou de leurs organisations; patron) et syndicats (organisation qui défend les intérêts d’un groupe professionnel; syndicat). Objectif: transcrire dans le droit français un accord européen de 2004 sur la détection et la prévention (action visant à empêcher un problème avant qu’il arrive; prévention) du stress au travail. Bonne nouvelle, les positions des uns et des autres se rapprochent. Selon Jean-François Naton de la CGT, les employeurs semblent accepter de reprendre des amendements (modification proposée à un texte officiel; amendement) syndicaux qui vont plus loin que le texte européen. Auparavant, le patronat était dans le déni (refus de reconnaître une réalité; nier) et l’iusion du stress positif qui stimulerait (rendre plus actif ou plus performant; stimuler) le salarié. Tout cela semble fini mais pasau point d’engager trop en avant la responsabilité (fait d’être chargé des conséquences d’une action; responsable) des employeurs. Le MEDEF refuse pour l’instant que le stress soit reconnu comme maladie professionnelle (maladie liée au travail d’une personne; professionnel), ce que demandait la CFE-CGC.

Car, sur le sujet, deux conceptions s’opposent. Ceux qui estiment que le stress est avant tout un problème individuel (qui concerne une personne prise séparément; individu): beaucoup d’employeurs, mais aussi pléthore (très grand nombre, souvent excessif; pléthore) de consultants experts en stress, qui renvoient les salariés au bord de la crise de nerf (dans un état de très grande tension nerveuse; crise) vers le coaching. Et ceux qui expliquent que la souffrance (douleur ou mal-être important, ici lié au travail; souffrir) est surtout due à l’organisation du travail et à la pression managériale (qui concerne la manière de diriger et organiser le travail; management). Cette fois, il y a du nouveau. Alors que le texte européen insistait sur l’aspect individuel stress, le patronat (ensemble des employeurs ou de leurs organisations; patron) accepterait d’y préciser que l’organisation du travail peut être un facteur parmi d’autres. On note à présent une remise (réduction accordée sur un prix; remise) en cause de toute la théorisation (construction d’une théorie ou d’un modèle explicatif; théorie) du management par la peur, l’évaluation et les objectifs. Le patronat, selon la CGI, accepte de s’interroger sur les limites de son management car, économiquement, le stress met le système en difficulté.

Les questions:

Le texte indique notamment: « Auparavant, le patronat était dans le déni et l’iusion du stress positif qui stimulerait le salarié. ». Cette information correspond à l’idée exprimée dans l’option B: remet en question les pratiques managériales stressantes.. Les autres propositions ne reprennent pas correctement ce que le passage affirme ou ajoutent des éléments qui ne sont pas donnés. La réponse correcte est donc B: remet en question les pratiques managériales stressantes.. ---