Question 17 of 36
Le cauchemar de Darwin
Une fois passé le cap de la première semaine d’exploitation, les bouche-à oreille a fonctionné à plein. Déjà couvert de récompenses (quinze prix dans quinze festivals du monde entier), Le Cauchemar de Darwin a dépassé les deux cent mille entrées. Destin de rêve pour un documentaire au sujet peu engageant, réalisé par un cinéaste inconnu (..) Un destin que ne suffisent pas à expliquer le titre accrocheur, l’affiche efficace ou la bonne couverture médiatique. Pour le distributeur, un autre élément explique ce succès: « Le film est arrivé à un moment où, référendum oblige, on s’interroge beaucoup sur la politique, sur les conséquences de la mondialisation et les rapports Nord Sud ». Si les perches du Nil ont fait mouche, c’est aussi parce que le documentaire établit un lien entre la situation tanzanienne et le quotidien des Européens En l’occurrence, leur manière de consommer. Ainsi, pour soulager leur mauvaise conscience, certains croient avoir trouvé la solution: le boycott. Objet d’un commerce que le film assimile à du pillage, la perche du Nil ne passera plus par leur assiette.
