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L’alpinisme
D’Hannibal à Bonaparte, les Alpes ont toujours fasciné les conquérants. C’est d’ailleurs à la suite de l’épopée napoléonienne que les écrivains romantiques allèrent y puiser leur inspiration. Les mers de glace et les sommets silencieux. Bientôt suivront les gens à la mode, qui se feront porter, quelquefois à dos d’homme sur les pentes du Mont Blanc. Ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que se développera à une véritable économie touristique poussant les agriculteurs des vallées à se transformer, l’été, en guides conduisant pour de l’argent les sportifs de l’époque en fureur les pics les plus impressionnants. Alors commença la longue histoire De l’alpinisme. Ce sport d’abord réservé aux seuls montagnards, sera l’occasion d’exploits légendaires et de tragédies non moins spectaculaires. À la frontière italo-suisse De Mont Cervin quelquefois appelé le plus beau montage du monde” résume à lui seul cet esprit d’aventure qui lança sur ses arêtes tant d’audacieux. Avec ses cinq cents victimes à ce jour, il fait à la fois figure de mythe et d’épouvantail. Mythe car dès 1865, son sommet fut atteint par un reporter anglais, dont l’exploitation connut une extraordinaire publicité, mais comme lors de la descente, quatre hommes de la cordée avaient déversé, les habitants de Zermatt préféreront saluer la performance réalisée par Louis Carrel, homme du pays, lui, est sympathique contrebandier, qui, quelque temps plus tard, Carrel leur fascina Sud et est de la redoutable cime. En 1932, les frères Schmid s’attaquèrent avec succès à sa face nord et Walter Bonatti, en 1965, parvint ce qui semblait irréalisme, à la même prouesse, mais cette fois-ci seul et en hiver. Pour expliquer ce choix, il dise « souvent on parle de solitude en termes négatifs en l’associant à l’angoisse. En fait, la solitude augmente la sensibilité et le degré d’émotion » Beaucoup ne comprennent pas, réprouvent même, ce goût du péril extrême. Ceux-là n’entendront pas les mots de Gaston Rebuffat affirmant que « le rapport entre la beauté et l’inaccessibilité et indissoluble »
