Question 8 of 38
Le vélo du Docteur Pineda
Ce jour-là le téléphone a sonné vers midi: une infection urinaire à 2 km de son cabinet, dans le 5 éme arrondissement de Paris. Le temps de prendre son matériel et le docteur Roland Pineda a sauté sur son vélo. « J’y étais en moins de dix minutes », assure-t-il: « quelle que soit l’urgence, je pars à bicyclette ». Comme cette autre fois où trois habitants du 13 éme arrondissement avaient été intoxiqués à l’oxyde de Carbonne. SAMU, pompiers, police et le docteur Pineda avaient été prévenus: « je suis arrivé cinq minutes avant tout le monde ». Pour Roland Pineda, médecin généraliste et urgentiste à l’hôpital des Gardiens de la paix, le vélo, « c’est un choix idéologique ». Il « hait » la voiture: elle « pollue », « rend irritable », parce qu’elle coupe le conducteur des autres usagers de la rue. Bref, « c’est tout sauf convivial et fraternel ». À la différence du vélo, synonyme de gain de temps et de « sensation de liberté »
