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Les citadins à la campagne renversent la tendance de l’exode rural
Les citadins (personne qui vit en ville; cité) sont de plus en plus nombreux à découvrir les charmes de la vie à la campagne en France où ils s’installent définitivement au point de renverser la tendance (faire évoluer la situation dans la direction opposée; renverser, tendance) à l’hémorragie démographique (forte perte de population dans une région; hémorragie) des régions agricoles, selon un rapport officiel. Depuis vingt ans, entre deux et trois millions de citadins sur quelque 60 millions de Français ont quitté leurs villes tout en y conservant pour la majorité leurs emplois grâce aux développements des transports et des télécommunications, selon l’institut français de statistiques (INSEE). Mais si le monde rural (qui concerne la campagne; rural) n’a plus rien du lieu d’exode qu’il était jusque dans les années 60, l’agriculture ne cesse de reculer et les situations économiques et sociales les plus disparates (très différent d’un cas à l’autre; disparate) sont observées dans les campagnes. Des zones entières avancent vers la désertification (perte progressive d’habitants ou d’activités dans une zone; désert) tandis que d’autres sont en plein développement grâce aux activités tertiaires (activités de services, par opposition à l’agriculture et à l’industrie; tertiaire) engendrées par l’arrivée des citadins, selon le rapport de la Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale (Datar) publié cette semaine. Un Français sur quatre vit aujourd’hui à la campagne et un sur cinq y travaille. Le profil (ensemble des caractéristiques d’une personne, ici pour un emploi; profil) type de ces “néo-ruraux (personnes venues de la ville qui s’installent à la campagne; rural)” que l’on appelle aussi “rurbains (personnes vivant à la campagne tout en gardant un mode de vie ou un emploi urbain; urbain, rural)”, est celui d’un actif âgé entre 30 et 50 ans, vivant en famille et aux revenus plutôt élevés, se sentant urbain (qui concerne la ville; urbain) mais à la recherche d’espaces verts et d’air non pollué (présence d’éléments nuisibles dans l’environnement; pollution). Cette arrivée en masse des citadins à la campagne, habitués à des standards de vie élevés, n’est pas sans créer des problèmes avec les ruraux dont ils ne partagent souvent ni les valeurs ni les niveaux de vie. Selon un sondage (interroge un groupe pour connaître son opinion; sondage) Ipsos réalisé au début de 2003, 63% des maires craignent les demandes excessives en matière d’équipements et de services formulées par ces nouveaux résidents. Le quotidien Le Figaro a publié jeudi le témoignage d’une Française, diplômée (ayant obtenu un diplôme après des études; diplôme) en ingénierie agricole et mère de trois enfants qui avait décidé de changer de vie et de s’installer à la campagne et d’y travailler. Huit ans après, elle travaille toujours dans une grande ville voisine de son village d’élection car elle n’a pu démarrer une activité d’agrotourisme, en butte aux tracasseries administratives (difficultés et démarches administratives pénibles; tracasserie) et à l’hostilité de ses voisins au point de regretter l’anonymat et l’indifférence de la grande ville. Mais, pour les experts de la Datar, si les nouveaux arrivants apportent du dynamisme dans les “nouvelles campagnes”, ils menacent aussi l’environnement par “les constructions anarchiques (constructions réalisées sans organisation cohérente; anarchique)” et “les dégradations paysagères (détériorations visibles du paysage; dégrader, paysage)” qu’ils engendrent. Pour réconcilier (rapproche des positions auparavant opposées; réconciliation) les intérêts des néo-ruraux et des ruraux et réduire les très fortes inégalités, le gouvernement a présenté mercredi un projet de loi en faveur du développement des territoires ruraux. Des mesures seront prises pour préserver les espaces agricoles et y maintenir l’activité agricole et développer internet et l’activité économique. D’ici 4 ans, le gouvernement vise notamment une couverture de 99% de la population en téléphonie mobile. Le principal syndicat d’agriculteurs, la FNSEA (proche du gouvernement de droite), a approuvé ce projet tout en regrettant que dans son texte ne figure “aucun chiffre concernant son budget”.
Les Questions:
