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Question 27 of 38

Le Royaume-Uni songe à exporter ses hôpitaux

Le gouvernement veut favoriser l’implantation de filiales des plus prestigieux hôpitaux publics britanniques en Asie, dans les pays du Golfe ou encore en Libye pour y soigner des patients fortunés et renflouer les caisses du National Health Service. Le gouvernement britannique souhaite que quelques-uns des meilleurs hôpitaux du pays exportent la “marque NHS” [National Health Service, le service national de santé] dans le monde. À cet effet, ces établissements créeront des filiales à l’étranger qui leur permettront d’augmenter leurs revenus. Dans le cadre d’un ambitieux projet qui sera lancé à l’automne, une sorte de “service de rencontres”, composé de fonctionnaires du ministère de la Santé et de membres de UK Trade and Investment (l’agence officielle chargée de la promotion du commerce et des investissements au Royaume-Uni), sera chargé de mettre en rapport les hôpitaux qui souhaitent se développer à l’étranger et les Etats étrangers intéressés par les services médicaux britanniques. La mesure permettrait à des institutions réputées comme Great Ormond Street, Royal Marsden et Guy’s and St Thomas’ de s’implanter aux quatre coins du monde. Ces hôpitaux publics autonomes seraient tenus de rapatrier au Royaume-Uni tous les bénéfices réalisés à l’étranger. Les contrées de la planète jugées essentielles à la réussite du projet comprennent le Golfe persique (Arabique), où la qualité des marques médicales britanniques est bien reconnue, ainsi que la Chine, le Brésil, la Libye et l’Inde. L’hôpital londonien Moorfields Eye a d’ores et déjà établi une tête de pont à Dubaï, tandis qu’Imperial gère deux prospères centres spécialisés dans le traitement du diabète à Abou Dhabi. Un risque de dispersion: Mais dans le secteur de la santé, d’aucuns estiment qu’en ces temps de sévères restrictions financières, l’hôpital public ne devraient pas se laisser distraire de leurs tâches domestique par la recherche d’investissements à l’étranger, qui pourraient se révéler aussi complexes que risqués. “Le NHS devrait avant tout s’assurer que les soins aux patients priment sur les profits”, soutient Katherine Murphy, directrice de la Patients Association. “Alors que le système de santé subit de profonds bouleversements, que les délais d’attente pour un rendez-vous ne cessent de s’allonger et que les hôpitaux se voient demander de faire 20 milliards de livres d’économies, on va encore se disperser dangereusement avec ce projet. La priorité pour l’Etat, l’hôpital public et les médecins, ce sont les patients du NHS”. Un nouvel organisme intergouvernemental, Healthcare UK, servira d’intermédiaire entre les hôpitaux britanniques visant une croissance à l’international et les gouvernements étrangers dont les besoins sont décelés par les diplomates britanniques chargés du commerce, en poste dans ces pays. Le projet est né de la conviction qu’à l’avenir, les habitants du Golfe persique et les riches citoyens des pays en développement préfèreront se faire soigner sur place plutôt qu’à l’étranger. De crainte de perdre les précieux revenus procurés par ces patients privés, les hôpitaux ont décidé d’agir avant que d’autres groupes privés n’entrent en scène pour combler le vide. Londres est déjà un centre mondialement reconnu pour les études médicales. Il est à espérer que le recrutement, pour le nouveau projet, des médecins formés au Royaume-Uni ne détournent pas des ressources nécessaires dans le pays. Des responsables des services ambulanciers britanniques se sont rendus récemment en Libye pour conseiller les autorités sur les urgences médicales. Les responsables commerciaux voient des chances de décrocher des contrats de gestion ou de conseil sur tous les aspects de la santé en Libye, notamment la possibilité pour les hôpitaux britanniques de reconstruire le système de soins secondaires. “C’est une bonne chose pour les patients du NHS, assure Anne Milton, la sous-secrétaire d’Etat chargée de la Santé publique. Ils bénéficieront de meilleurs services dans leur hôpital local grâce au travail effectué par le NHS à l’étranger et aux investissements supplémentaires que cela entraînera”. L’hôpital Moorfields Eye se félicite pour sa part du succès de ses activités dans les Emirats arabes unis, assure Chris Canning, le directeur médical qui en a la charge. “Nous y réalisons un chiffre d’affaires de 5 millions de livres par an, pour environ 500 000 livres de bénéfices qui iront à nos activités au Royaume-Uni (3)”, se réjouit-il. Écrit par Oliver Wright

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Le Royaume-Uni songe à exporter ses hôpitaux

Le gouvernement veut favoriser l’implantation de filiales (entreprises contrôlées par une autre entreprise ou organisation; filiale) des plus prestigieux (très réputé et admiré; prestige) hôpitaux publics (hôpitaux appartenant au système public; public) britanniques en Asie, dans les pays du Golfe ou encore en Libye pour y soigner des patients fortunés (patients disposant de beaucoup d’argent; fortune) et renflouer les caisses (apporter de l’argent pour améliorer une situation financière; renflouer) du National Health Service. Le gouvernement britannique souhaite que quelques-uns des meilleurs hôpitaux du pays exportent la “marque NHS” [National Health Service, le service national de santé (système public de santé d’un pays; national)] dans le monde. À cet effet, ces établissements créeront des filiales à l’étranger qui leur permettront d’augmenter leurs revenus. Dans le cadre d’un ambitieux (qui vise un objectif important et difficile; ambition) projet qui sera lancé à l’automne, une sorte de “service de rencontres”, composé de fonctionnaires du ministère de la Santé et de membres de UK Trade and Investment (l’agence officielle chargée de la promotion du commerce et des investissements au Royaume-Uni), sera chargé de mettre en rapport (mettre deux personnes ou organisations en contact; rapport) les hôpitaux qui souhaitent se développer à l’étranger et les Etats étrangers intéressés par les services médicaux britanniques. La mesure permettrait à des institutions réputées comme Great Ormond Street, Royal Marsden et Guy’s and St Thomas’ de s’implanter aux quatre coins du monde (dans de très nombreux pays; coin). Ces hôpitaux publics autonomes (qui fonctionne avec une certaine indépendance; autonomie) seraient tenus de rapatrier (faire revenir dans le pays d’origine; rapatrier) au Royaume-Uni tous les bénéfices réalisés à l’étranger. Les contrées de la planète jugées essentielles à la réussite du projet comprennent le Golfe persique (Arabique), où la qualité des marques médicales (qui concerne la médecine ou la santé; médecine) britanniques est bien reconnue, ainsi que la Chine, le Brésil, la Libye et l’Inde. L’hôpital londonien Moorfields Eye a d’ores et déjà (dès maintenant; déjà) établi une tête de pont à Dubaï, tandis qu’Imperial gère deux prospères (qui fonctionne très bien et rapporte; prospère) centres spécialisés dans le traitement du diabète à Abou Dhabi.

Un risque de dispersion (répartir l’attention ou les ressources dans trop de directions; dispersion): Mais dans le secteur (domaine d’activité professionnelle ou économique; secteur) de la santé, d’aucuns estiment qu’en ces temps de sévères restrictions financières (limitations de dépenses ou de budget; restriction), l’hôpital public (hôpital appartenant au système public; public) ne devraient pas se laisser distraire de leurs tâches domestique par la recherche d’investissements à l’étranger, qui pourraient se révéler aussi complexes que risqués. “Le NHS devrait avant tout s’assurer que les soins (actions médicales pour traiter ou aider un patient; soin) aux patients priment sur les profits”, soutient Katherine Murphy, directrice de la Patients Association. “Alors que le système de santé (ensemble des services et organisations de soins d’un pays; santé) subit de profonds bouleversements (changer profondément une situation; bouleversement), que les délais d’attente (temps qu’il faut attendre avant d’obtenir un service; délai) pour un rendez-vous ne cessent de s’allonger et que les hôpitaux se voient demander de faire 20 milliards de livres d’économies, on va encore se disperser dangereusement avec ce projet. La priorité pour l’Etat, l’hôpital public et les médecins, ce sont les patients du NHS”.

Un nouvel organisme (structure organisée ayant une fonction précise; organisme) intergouvernemental (qui concerne plusieurs gouvernements travaillant ensemble; gouvernement), Healthcare UK, servira d’intermédiaire entre les hôpitaux britanniques visant une croissance à l’international et les gouvernements étrangers dont les besoins sont décelés par les diplomates (personne représentant officiellement son pays à l’étranger; diplomatie) britanniques chargés du commerce, en poste dans ces pays. Le projet est né de la conviction qu’à l’avenir, les habitants du Golfe persique et les riches citoyens des pays en développement préfèreront se faire soigner sur place plutôt qu’à l’étranger. De crainte de perdre les précieux revenus procurés (obtenir ou donner accès à quelque chose; procurer) par ces patients privés, les hôpitaux ont décidé d’agir avant que d’autres groupes privés n’entrent en scène pour combler le vide (occuper une place ou répondre à un besoin qui n’est pas satisfait; combler). Londres est déjà un centre mondialement reconnu pour les études médicales (qui concerne la médecine ou la santé; médecine). Il est à espérer que le recrutement (action de chercher et engager des personnes pour un emploi; recruter), pour le nouveau projet, des médecins formés au Royaume-Uni ne détournent pas des ressources nécessaires dans le pays.

Des responsables des services ambulanciers britanniques se sont rendus récemment en Libye pour conseiller les autorités sur les urgences médicales (qui concerne la médecine ou la santé; médecine). Les responsables commerciaux voient des chances de décrocher des contrats de gestion ou de conseil sur tous les aspects de la santé en Libye, notamment la possibilité pour les hôpitaux britanniques de reconstruire le système de soins secondaires (soins médicaux spécialisés après les soins de premier niveau; soin). “C’est une bonne chose pour les patients du NHS, assure Anne Milton, la sous-secrétaire d’Etat chargée de la Santé publique (santé de l’ensemble de la population et actions pour la protéger; santé). Ils bénéficieront de meilleurs services dans leur hôpital local grâce au travail effectué par le NHS à l’étranger et aux investissements supplémentaires que cela entraînera”. L’hôpital Moorfields Eye se félicite (paroles exprimant l’approbation ou la satisfaction; féliciter) pour sa part du succès de ses activités dans les Emirats arabes unis, assure Chris Canning, le directeur médical qui en a la charge.

“Nous y réalisons un chiffre d’affaires (montant total des ventes d’une entreprise; chiffre, affaire) de 5 millions de livres par an, pour environ 500 000 livres de bénéfices qui iront à nos activités au Royaume-Uni (3)”, se réjouit-il. Écrit par Oliver Wright

Les questions:

L’ensemble du texte développe principalement cette idée, comme le montre notamment le passage: « Le gouvernement veut favoriser l’implantation de filiales des plus prestigieux hôpitaux publics britanniques en Asie, dans les pays du Golfe ou encore en Libye pour y soigner des patients fortunés et renflouer les caisses du National Health Service. ». Cela correspond à A: L’implantation d’hôpitaux britanniques à l’étranger.. Les autres propositions sont soit trop partielles, soit centrées sur un élément secondaire, soit absentes du document. ---