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Optimiser l’habitat des grandes villes
Londres: Posé dans un hangar de Battersea, quartier situé au sud-ouest du centre de Londres, un studio est loué 350 euros par mois contre 1000 euros pour un logement de la même taille dans un immeuble standard des environs. Né d’une collaboration entre un cabinet d’architecture une société de gestion immobilière, le cabanon Shed permet à la fois de mieux exploiter les espaces vides et de proposer des loyers modérés, notamment aux jeunes actifs. Dans trois mois, quelque 20 boîtes de 9 à 14 m2 vont faire leur apparition dans un entrepôt du sud de la capitale britannique. “L’idée est de créer un village constitué de cabanons, avec des sanitaires communs et où chacun aura un petit jardin”, détaille The Times. Berlin: En 2015, quelque 890 000 réfugiés ont été accueillis en Allemagne. En passant devant une file interminable de personnes attendant devant le centre de demande d’asile à Berlin, un architecte allemand a l’idée de leur construire un abri à l’aide de quelques planches de bois. Sa Tiny100, une maison miniature, était née. Poussé par des valeurs de solidarité et de justice sociale, l’architecte a depuis construit plusieurs petits logements de 10m2 qu’il souhaite voir loués à 100 euros maximum par mois. Hong Kong: Alors que les appartements deviennent de plus en plus exigus et que les conteneurs aménagés font leur chemin, Hong Kong envisage une nouvelle solution de logement bon marché: les tuyaux en béton armé. Cette idée est développée par un architecte déjà à l’origine de l’AlPod – un conteneur d’habitation spacieux et fonctionnel mais trop coûteux. Il lance alors le concept de l’O-Pod, le conduit en béton armé. De 2,5 mètres de diamètre, il posséderait des propriétés physiques optimales en matière d’isolation. “Pour donner corps au concept industriel innovant qu’est l’O-Pod, nous nous adressons aux fournisseurs de matériaux de construction et achetons à très bas prix des tuyaux en béton, que nous convertissons en logements”, a expliqué l’architecte au quotidien hongkongais. Cependant, il ne conçoit pour l’instant ces logements que comme des habitations temporaires. Il y a fort à parier que ces propositions ne laisseront pas de marbre. Elles forcent en tout état de cause à relancer le débat philosophique de la solidarité en matière d’accueil des plus démunis et de l’opportunisme mercantile qu’une telle situation ne manquera pas de provoquer.
