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Question 26 of 40

Les pilules du Net

Selon l’OMS, la moitié des médicaments vendus sur Internet relèvent de la contrefaçon. Les pilules du Net constituent une menace sanitaire réelle; certaines ont peu ou pas de principe actif, d’autres peuvent contenir des produits toxiques. À l’heure où des États comme l’Allemagne, le Danemark ou les Pays-Bas permettent un tel commerce, l’Union européenne joue-t-elle un jeu trouble au nom de la dérégulation? Pour les auteurs de cette enquête pour le moins troublante, il ne fait aucun doute que la transformation du médicament en simple marchandise favorise une telle dérive. Le marché sur Internet est visé, mais la modification des comportements est également à prendre en compte. Au moindre symptôme, le patient a recours à l’automédication, de plus en plus grâce au Net. Pour l’internaute, rien de plus simple que de commander sa dose de pilules depuis son salon. Partons sur les traces des médicaments: des producteurs en Ukraine, des conditionneurs en Allemagne, des hébergeurs aux Canaries, du stockage à Vanuatu, des comptes off-shore à Chypre. Les enquêteurs dressent un tableau plutôt noir: aucune traçabilité, une falsification de plus en plus sophistiquée, une corruption endémique, une réelle opacité du marché. Pour contourner les législations nationales, les sites s’installent à l’étranger. Avec un marché évalué à 45 milliards d’euros par l’OMS, les trafiquants et les mafias en tout genre s’emparent de cette nouvelle poule aux œufs d’or. Les représentants des industriels, souvent gênés par les questions des journalistes, ne soufflent mot. Les hébergeurs de sites de vente en ligne de médicaments bottent en touche. Les autorités sanitaires appellent à une prise de conscience mais semblent dépassées par les événements. Les saisies se multiplient mais le marché prolifère. La présidence actuelle de l’Union européenne a présenté un plan de lutte contre la contrefaçon pour les années à venir: il vise notamment à privilégier l’information à destination des consommateurs et la coopération douanière. Est-ce suffisant?

D’après Télé OBS

Le phénomène se développe:

Les pilules du Net

Selon l’OMS, la moitié des médicaments vendus sur Internet relèvent de la contrefaçon (copie illégale d’un produit ou d’une marque; contrefaire). Les pilules (petit médicament solide à avaler; pilule) du Net constituent une menace sanitaire réelle; certaines ont peu ou pas de principe actif, d’autres peuvent contenir des produits toxiques. À l’heure (au moment prévu, sans retard; heure) où des États comme l’Allemagne, le Danemark ou les Pays-Bas permettent un tel commerce, l’Union européenne joue-t-elle un jeu trouble au nom de la dérégulation? Pour les auteurs de cette enquête pour le moins troublante, il ne fait aucun doute que la transformation du médicament en simple marchandise favorise une telle dérive. Le marché sur Internet est visé, mais la modification des comportements est également à prendre en compte (considérer un élément dans une décision; compte). Au moindre symptôme (signe qui peut indiquer un problème de santé; symptôme), le patient a recours à l’automédication, de plus en plus grâce au Net. Pour l’internaute, rien de plus simple que de commander sa dose de pilules depuis son salon. Partons sur les traces des médicaments: des producteurs (personne ou entreprise qui fabrique ou produit; produire) en Ukraine, des conditionneurs en Allemagne, des hébergeurs aux Canaries, du stockage à Vanuatu, des comptes off-shore à Chypre. Les enquêteurs dressent un tableau plutôt noir: aucune traçabilité (possibilité de suivre l’origine et le parcours d’un produit; tracer), une falsification (modifier ou fabriquer frauduleusement pour faire croire qu’un objet est authentique; falsifier) de plus en plus sophistiquée, une corruption (utilisation illégale d’un pouvoir pour obtenir un avantage; corruption) endémique, une réelle opacité du marché. Pour contourner les législations nationales, les sites s’installent à l’étranger. Avec un marché évalué à 45 milliards d’euros par l’OMS, les trafiquants et les mafias (organisation criminelle structurée; mafia) en tout genre s’emparent de cette nouvelle poule aux œufs d’or. Les représentants des industriels, souvent gênés par les questions des journalistes, ne soufflent mot. Les hébergeurs de sites de vente en ligne de médicaments bottent en touche. Les autorités sanitaires appellent à une prise de conscience (moment où l’on comprend clairement une réalité ou un problème; conscience) mais semblent dépassées par les événements. Les saisies se multiplient mais le marché prolifère. La présidence actuelle de l’Union européenne a présenté un plan de lutte contre la contrefaçon pour les années à venir: il vise notamment à privilégier l’information à destination des consommateurs et la coopération douanière. Est-ce suffisant?

D’après Télé OBS

Le texte indique notamment: « Selon l’OMS, la moitié des médicaments vendus sur Internet relèvent de la contrefaçon. ». Cette information correspond à l’idée exprimée dans l’option D: D’autant plus qu’internet favorise l’auto-prescription médicinale.. Les autres propositions ne reprennent pas correctement ce que le passage affirme ou ajoutent des éléments qui ne sont pas donnés. La réponse correcte est donc D: D’autant plus qu’internet favorise l’auto-prescription médicinale.. ---