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Question 10 of 37

Les jeunes boivent comme des trous

Les jeunes boivent comme des trous. Ce n’est pas tant qu’ils consomment régulièrement mais ils rechercheraient de plus en plus l’ivresse, qu’importent les flacons. Le truc qui monte, c’est donc cette « consommation de la défonce », de jeunes gens par ailleurs souvent très sobres en semaine, dans les soirées de beuverie. Les alcooliers, à l’affût, l’ont bien compris. Whisky-cola ou vodka-pomme, avec packaging fun et accrocheur, et par ici la monnaie. L’heure est à l’ivresse rapide, qui conduit à la prostration et au sommeil profond. Pourquoi cette tendance? Il y a quelques années, des chercheurs disaient en langage savant que les jeunes étaient d’abord motivés par « la découverte des vertus d’oubli et de dédoublement de soi par l’alcool », une façon d’éprouver son corps et son esprit comme n’étant pas à soi, autorisant des « inconduites » corporelles et morales. Des études européennes révèlent des ivresses six à huit fois plus fréquentes au Danemark et en Grande-Bretagne que dans l’Hexagone… Il est tentant de rapprocher cette constatation de celles consignées par une sociologue ayant ausculté quatre jeunesses européennes: danoise, anglaise, française et espagnole. À l’heure où la période qualifiée de « jeunesse » paraît s’allonger, où l’âge adulte perd de sa stabilité, la sociologue a identifié quatre modes d’entrée dans la vie adulte, liés au contexte social. Au Danemark, on se cherche et on se trouve avant d’être adulte. En Grande-Bretagne, on s’assume et s’émancipe rapidement, après des études autofinancées. Ces deux modèles frappent par la décohabitation familiale précoce (avant 20 ans) qu’ils exposent. À l’opposé, en Espagne, partir de chez ses parents implique qu’on ait d’abord trouvé un emploi, une femme ou un mari, puis un logement. En France, les jeunes vivent dans un entre-deux: une volonté, certes, d’être, mais tout en maintenant une dépendance parentale (notamment financière). Tout cela avec en tête de « se placer ». Car, tout est misé, investi sur le diplôme et la formation initiale, qui détermine de façon quasi définitive le statut social. Boire, en ce sens, permet inconsciemment à certains de l’oublier, tout en se rapprochant des Danois qui se cherchent et des Britanniques qui s’émancipent.

D’après Le Monde

À travers l’ivresse, les jeunes chercheraient à

Les jeunes boivent comme des trous

Les jeunes boivent comme des trous. Ce n’est pas tant qu’ils consomment régulièrement mais ils rechercheraient de plus en plus l’ivresse, qu’importent les flacons. Le truc qui monte, c’est donc cette « consommation de la défonce (familier: état d’ivresse ou d’intoxication très forte; défonce) », de jeunes gens par ailleurs souvent très sobres en semaine, dans les soirées de beuverie (soirée où l’on boit beaucoup d’alcool; boire). Les alcooliers (entreprise ou professionnel qui produit ou vend des boissons alcoolisées; alcool), à l’affût (très attentif pour profiter rapidement d’une occasion; affût), l’ont bien compris. Whisky-cola ou vodka-pomme, avec packaging fun et accrocheur (très attaché ou dépendant de quelque chose; accro), et par ici la monnaie. L’heure est à l’ivresse rapide, qui conduit à la prostration (état de très grande faiblesse et d’absence de réaction; prostration) et au sommeil profond. Pourquoi cette tendance (direction générale dans laquelle une situation évolue; tendre)? Il y a quelques années, des chercheurs disaient en langage savant que les jeunes étaient d’abord motivés par « la découverte des vertus (qualité morale considérée comme positive; vertu) d’oubli et de dédoublement de soi par l’alcool », une façon d’éprouver son corps et son esprit comme n’étant pas à soi, autorisant des « inconduites » corporelles et morales. Des études européennes révèlent des ivresses (état provoqué par une consommation importante d’alcool; ivre) six à huit fois plus fréquentes au Danemark et en Grande-Bretagne que dans l’Hexagone… Il est tentant de rapprocher cette constatation de celles consignées par une sociologue (spécialiste qui étudie le fonctionnement des sociétés; sociologie) ayant ausculté quatre jeunesses européennes: danoise, anglaise, française et espagnole. À l’heure (au moment prévu, sans retard; heure) où la période qualifiée de « jeunesse » paraît s’allonger, où l’âge adulte (période de la vie où une personne est considérée comme adulte; adulte) perd de sa stabilité, la sociologue a identifié quatre modes d’entrée dans la vie adulte, liés au contexte social. Au Danemark, on se cherche et on se trouve avant d’être adulte. En Grande-Bretagne, on s’assume et s’émancipe rapidement, après des études autofinancées. Ces deux modèles frappent par la décohabitation familiale précoce (avant 20 ans) qu’ils exposent. À l’opposé, en Espagne, partir de chez ses parents implique qu’on ait d’abord trouvé un emploi, une femme ou un mari, puis un logement. En France, les jeunes vivent dans un entre-deux: une volonté, certes, d’être, mais tout en maintenant une dépendance parentale (notamment financière). Tout cela avec en tête de « se placer ». Car, tout est misé, investi sur le diplôme (ayant obtenu un diplôme après des études; diplôme) et la formation initiale, qui détermine de façon quasi définitive le statut social. Boire, en ce sens, permet inconsciemment à certains de l’oublier, tout en se rapprochant des Danois qui se cherchent et des Britanniques qui s’émancipent.

D’après Le Monde

Le texte indique notamment: « Les jeunes boivent comme des trous. ». Cette information correspond à l’idée exprimée dans l’option D: Se permettre des actes qu’ils ne feraient pas en état de sobriété.. Les autres propositions ne reprennent pas correctement ce que le passage affirme ou ajoutent des éléments qui ne sont pas donnés. La réponse correcte est donc D: Se permettre des actes qu’ils ne feraient pas en état de sobriété.. ---