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Sur la route, il ne faut plus griller ni feu ni clope
Sur la route, il ne faut plus griller ni feu… ni clope. Une automobiliste vient d’en faire l’expérience. Alors qu’une cigarette aux lèvres, elle se rendait en voiture à son travail, trois policiers l’ont arrêtée, puis lui ont calmement signifié que le fumage intempestif auquel elle était en train de s’adonner au volant lui vaudrait une amende de 22 euros. Interloquée, la conductrice a d’abord cru à un gag, avant de plaider qu’elle pouvait tenir son volant des deux tout en fumant. En vain Le ministère de la santé n’ayant pas fait part d’une nouvelle offensive anti-tabac, force-lui a été de se trouver ver la sécurité routière qui lui a confirmé qu’il s’agissait d’une première, mais où on l’a rassurée en l’informant qu’aucun point de son permis ne lui serait retiré pour cette raison. L’article 412-6 du code de la route, qui stipule que « tout conducteur doit être en état d’exécuter les manœuvres qui lui incombent » n’autorise pas une telle sanction. Contrairement à l’usage du téléphone portable manuel, passible, lui, d’un retrait de deux points. Si elle le souhaite, la conductrice pourra faire appel auprès d’un tribunal de police où l’amende soit confirmée soit levée, à moins qu’elle ne soit aggravée pour le dérangement. Jusqu’où ira-t-on pour prévenir les accidents de la route? Les textes du code de la route, exempts des règles très précises du reste de la législation française, sont en effet très flous. Du coup, c’est à la jurisprudence qu’il faut se référer. Sur le sandwich au volant, c’est non, sauf en cas de dégustation dans un embouteillage. Idem pour l’usage d’un baladeur dont les oreillettes empêchent de repérer les bruits extérieurs, et avec lesquels les tribunaux ne badinent pas. Quant au chien sur les genoux, c’est hors de question. D’autres cas sont moins clairs car aucun tribunal n’a eu pour l’instant à les trancher. Le kit mains libres, par exemple, reste tributaire de l’appréciation personnelle d’un policier qui peut sévir, s’il estime que la concentration du conducteur est perturbée. En revanche, l’interdiction d’écouter de la musique en voiture n’est pas à l’ordre du jour. Ni même celle de chanter. Laxisme? La Sécurité routière certifie réfléchir aux problèmes que pose le maniement de l’autoradio.
