Question 7 of 38
Princes et princesses
Deux adolescents et un vieux technicien se retrouvent dans un cinéma abandonné. Là, leur imagination alliée à un peu de technique leur fait créer des histoires dont ils sont les héros. Et comme dans tout conte qui se respecte, il est question de princes ou de garçons valeureux, de princesses prisonnières, de sorcières, de félons… La balade nous mène en Egypte où un jeune paysan pauvre séduit la reine par sa générosité, au Japon où une vieille dame déjoue les plans d’un méchant voleur au cours d’une très poétique nuit; nous nous trouvons au Moyen Age dans le merveilleux château d’une sorcière pas comme les autres, dans le futur aussi avec une reine égoïste… Une paire de ciseaux, du papier à dessin noir, de l’ombre et de la lumière: voilà, techniquement, ce qu’il a fallu pour fabriquer les six petits bijoux qui composent ce film d’animation. Plus un talent fou pour nous faire « voir » des visages qui restent dans le noir, dans l’utilisation de couleurs, dans le détail suggérant tout un univers, un décor, un pays. Un grand merci au réalisateur (comment le cinéma va-t-il pu se passer de lui?): ces films, réalisés avant notre Kirikou chéri, ont de la grâce, de I ‘humour et de sacrés effets spéciaux. Quand l’artisanat devient de l’art…
