Question 9 of 38
Les oies normandes
Jean-Marie de Launey, la cinquantaine, élève des oies normandes à Saussey depuis sept ans. Contrairement à ses congénères, l’oie normande, « c’est l’oie à rôtir par excellence: la chair est plus fine et plus savoureuse, c’est une oie légère, pas très grasse et on ne peut pas la gaver car les foies sont trop petits. Elle présente un intérêt certain et manifestement, il est probable qu’on lance pour l’alternative un programme lors des fêtes de Noël aux côtés du chapon et de la dinde », explique l’éleveur. L’animal fait environ 3 kg, voire 3,5 kg pour les mâles. Il est complètement herbivore, peut se passer de céréales, et c’est la seule race connue autosexable (on reconnait les mâles des femelles à la naissance): le mâle est blanc, la femelle est tachetée blanc et gris. » Et si l’oie « n’a pas les yeux bleus, c’est qu’il y a un rapport dans son sang d’une autre race », prévient Jean-Marie. Souvent citée dans les légendes normandes, l’oie aux yeux bleus revient de loin et semble désormais avoir devant elle un avenir radieux.
