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Question 14 of 37

La biographie

La biographie, genre à la mode, retrouve une légitimité qu'elle avait perdue. François Dosse explique comment. À l'inverse des essais historiques, dont la bonne fortune éditoriale semble aujourd'hui révolue, les biographies continuent de se porter à merveille. Même s'il vieillit un peu, un ample public d'érudits et d'amateurs continue d'acheter ces pavés impressionnants que publient régulièrement des maisons comme Fayard, Perrin ou Tallandier, et dont les meilleurs titres peuvent dépasser les 100 000 exemplaires. Une véritable « fièvre éditoriale », écrit François Dosse en prologue de l'ouvrage qu'il consacre à l'écriture biographique et ses ressorts. Le genre, pourtant, ne va pas sans poser de problème. Ambivalent, hybride, impur, les adjectifs ne manquent pas pour spécifier cette étrange écriture, tendue entre le souci de restitution du vécu et celui de la recréation romanesque. Car, à l'inverse du modèle anglo-saxon, obsédé par la précision documentaire, la biographie à la française (qui demeure l'objet central du livre) s'est toujours voulue très littéraire et n'a jamais rechigné à user de la psychologie, du dialogue, de la fiction. En a résulté l'investissement continu des romanciers dans le genre (Maurois, Malraux, Zweig ou Troyat parmi beaucoup d'autres), mais aussi le tenace discrédit qui a longtemps pesé sur lui. On assiste depuis quinze ans, diagnostique François Dosse, à une sorte de « levée d'écrou » historiographique qui tend à redonner tout son crédit et sa légitimité à un genre actuellement en pleine expansion. Pour rendre compte de ce phénomène, l'ouvrage s'attache à repérer l'évolution des « modalités » d'écriture biographique, et la façon dont elles s'articulent aux contextes intellectuels ou scientifiques. Il conclut finalement que l'attention renouvelée aux acteurs s'y complique du souci de cerner la pluralité des identités ou des appartenances, le discontinu des existences, la prise en compte des destins posthumes et des régimes d'historicité qui les façonnent. Loin de reproduire des archétypes, la biographie se donne alors pour mission de les déconstruire et se transforme paradoxalement en instrument de distanciation et d'expérimentation.

Le genre biographique est actuellement en vogue;

La biographie

La biographie (récit de la vie d’une personne; biographie), genre à la mode, retrouve une légitimité qu'elle avait perdue. François Dosse explique comment. À l'inverse des essais historiques, dont la bonne fortune éditoriale semble aujourd'hui révolue, les biographies continuent de se porter à merveille. Même s'il vieillit un peu, un ample public d'érudits et d'amateurs continue d'acheter ces pavés impressionnants que publient régulièrement des maisons comme Fayard, Perrin ou Tallandier, et dont les meilleurs titres peuvent dépasser les 100 000 exemplaires. Une véritable « fièvre éditoriale », écrit François Dosse en prologue de l'ouvrage qu'il consacre (réserver une partie de quelque chose à un usage précis; consacrer) à l'écriture biographique et ses ressorts. Le genre, pourtant, ne va pas sans poser de problème. Ambivalent, hybride (qui combine deux technologies ou sources d’énergie; hybride), impur, les adjectifs ne manquent pas pour spécifier cette étrange écriture, tendue entre le souci de restitution du vécu et celui de la recréation romanesque (qui ressemble à un roman ou utilise des procédés du roman; roman). Car, à l'inverse du modèle anglo-saxon (qui concerne ici le monde culturel britannique ou anglophone; anglais), obsédé par la précision documentaire, la biographie à la française (qui demeure l'objet central du livre) s'est toujours voulue très littéraire et n'a jamais rechigné à user de la psychologie, du dialogue, de la fiction. En a résulté l'investissement continu des romanciers dans le genre (Maurois, Malraux, Zweig ou Troyat parmi beaucoup d'autres), mais aussi le tenace discrédit qui a longtemps pesé sur lui. On assiste depuis quinze ans, diagnostique François Dosse, à une sorte de « levée d'écrou » historiographique qui tend à redonner tout son crédit et sa légitimité à un genre actuellement en pleine expansion (développement et extension vers de nouveaux espaces; s’étendre). Pour rendre compte de ce phénomène, l'ouvrage s'attache à repérer l'évolution des « modalités » d'écriture biographique, et la façon dont elles s'articulent aux contextes intellectuels ou scientifiques. Il conclut finalement que l'attention renouvelée aux acteurs s'y complique du souci de cerner la pluralité des identités ou des appartenances, le discontinu des existences, la prise en compte des destins posthumes et des régimes d'historicité qui les façonnent. Loin de reproduire des archétypes (modèle ou figure considérée comme exemplaire d’un type; archétype), la biographie se donne alors pour mission de les déconstruire et se transforme paradoxalement en instrument de distanciation et d'expérimentation.

Le texte indique notamment: « En a résulté l'investissement continu des romanciers dans le genre (Maurois, Malraux, Zweig ou Troyat parmi beaucoup d'autres), mais aussi le tenace discrédit qui a longtemps pesé sur lui. ». Cette information correspond à l’idée exprimée dans l’option C: Principalement parce que de grands romanciers s'y sont essayés.. Les autres propositions ne reprennent pas correctement ce que le passage affirme ou ajoutent des éléments qui ne sont pas donnés. La réponse correcte est donc C: Principalement parce que de grands romanciers s'y sont essayés.. ---