Question 3 of 37
Nuisance sonore: Si, à force d’entendre chaque
jour les mêmes bruits Si, à force d’entendre chaque jour les mêmes bruits, on peut finir par ne plus y prêter attention, notre organisme, lui, ne s’y habitue pas et il y réagit silencieusement. Pétarade des deux-roues, circulation intense, tapage nocturne des voisins, marteau-piqueur dans la rue, le bruit est omniprésent dans notre quotidien. En France, 12 % de la population vit dans des zones ou l’intensité de bruit est excessive, notamment aux abords d’aéroports et d’aérodromes, en bordures de voies ferrées ou de routes à fort Trafic. Démunis face à ces agressions sonores, nombreux sont ceux qui n’hésitent plus à porter plainte. D’autant que ces nuisances se répercutent insidieusement sur la santé: troubles du sommeil, augmentation du rythme cardiaque et de la tension artérielle, perte de concentration et de mémorisation, fatigue physique et nerveuse sont autant d’effets néfastes essentiellement attribués au bruit. L’écoute de musique amplifiée lors de concerts ou dans des discothèques n’est pas non plus étrangère à ces effets secondaires. Or, curieusement, aucune mise en garde n’informe les usagers des risques qu’ils courent. Les chiffres du secrétariat d’Etat à la santé parlent pourtant d’eux-mêmes: 30 000 à 50 000 jeunes présentent déjà des altérations graves du système auditif. « La presbyacousie, une perte de l’audition dur au vieillissement, commence habituellement après 70 ans, mais dans les générations futures, on deviendra un « vieux auditif » des 40 ans », prévient un spécialiste On l’aura compris: la protection est de mise! Les pouvoirs publics l’ont confirmé en promulguant une loi restreignant les nuisances sonores dues à la construction et à l’aménagement de routes et de voies ferrées nouvelles à proximité d’habitations. Mais cela ne suffit pas et des initiatives fleurissent çà et là pour limiter les dégâts.
