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Question 31 of 39

Le sport a-t- il un sexe?

Face aux prouesses du coureur jamaïcain Usain Bolt, les médias et les athlètes se félicitent d’avoir pu assister à l’envol d’un pareil phénomène qui a marqué à jamais l’athlétisme. Toute autre est la tonalité des réactions face aux exploits d’une athlète kenyane. Les commentaires passent très vite de l’admiration - elle a « assommé la concurrence » - à la suspicion du fait de son physique androgyne. A l’exception notable de la médaille de bronze Britannique, les autres participantes n’hésitent pas à alimenter les rumeurs et s’emporte avec virulence jugeant que ce type de personnes ne devrait pas pouvoir courir à leurs côtés. Bref, l’invraisemblable gamine de 18 ans a plané sur la piste bleue sera donc soumise à des tests de féminité. Mais que peuvent-ils signifier puis qu’ils résultent d’un processus complexe mélangeant biologie, génétique, mais aussi psychologie et endocrinologie? Quel est le bon équilibre qui définit immanquablement l’appartenance à genre défini? Avec cette affaire douloureuse, nous voilà revenus aux temps que l’on croyait oubliés où le sport faisait peur car il risquait de masculiniser le sexe faible. Pour séduire les foules et les sponsors, le sport doit il accuser les stéréotypes ou les dépasser? Le sport n’est- il pas devenu une machine à produire de la ségrégation? Il est de notre devoir de protéger les droits de tous, et de veiller à l’éthique du sport. Rappelons également que la pratique intensive du sport peut provoquer des modifications hormonales importantes. Le problème est complexe, même les scientifiques se contredisent. La jeune femme ne correspond pas aux canons habituels de l’athlétisme et ses performances sont impressionnantes. Mais celles d’Usain Bolt ne le sont-elles pas? Remettrait-on en cause les performances d’un sauteur dont la légèreté et la grâce lui permettraient de repousser les limites? Le soumettrait-on lui aussi à de tels tests? Ces derniers n’ont pas fait leurs preuves dans la détection de fraudeurs, à la différence des tests antidopage! Elle a même été stoppée lors de la conférence mondiale du CIO sur les femmes et ont fini par être stoppés en 1996, alors ne faisons pas marche arrière. Soumettons l’athlète Kenyane à des analyses et des contrôles médicaux renforcés liés à la prise de produits dopants. Comme tous les autres athlètes.

d’après l’article, le milieu sportif devrait

Le sport a-t- il un sexe?

Face aux prouesses du coureur jamaïcain Usain Bolt, les médias et les athlètes se félicitent (paroles exprimant l’approbation ou la satisfaction; féliciter) d’avoir pu assister à l’envol d’un pareil phénomène qui a marqué à jamais l’athlétisme. Toute autre est la tonalité des réactions face aux exploits (actions exceptionnelles et difficiles à réaliser; exploit) d’une athlète kenyane. Les commentaires passent très vite de l’admiration - elle a « assommé la concurrence » - à la suspicion du fait de son physique androgyne. A l’exception notable de la médaille de bronze Britannique, les autres participantes n’hésitent pas à alimenter les rumeurs (information non vérifiée qui circule entre les personnes; rumeur) et s’emporte avec virulence jugeant que ce type de personnes ne devrait pas pouvoir courir à leurs côtés. Bref, l’invraisemblable gamine de 18 ans a plané sur la piste bleue sera donc soumise à des tests de féminité. Mais que peuvent-ils signifier puis qu’ils résultent d’un processus complexe mélangeant biologie, génétique, mais aussi psychologie et endocrinologie? Quel est le bon équilibre qui définit immanquablement l’appartenance à genre défini? Avec cette affaire douloureuse, nous voilà revenus aux temps que l’on croyait oubliés où le sport faisait peur car il risquait de masculiniser le sexe faible. Pour séduire (donner envie ou attirer; séduire) les foules et les sponsors, le sport doit il accuser les stéréotypes ou les dépasser? Le sport n’est- il pas devenu une machine à produire de la ségrégation? Il est de notre devoir de protéger les droits de tous, et de veiller à l’éthique du sport. Rappelons également que la pratique intensive du sport peut provoquer des modifications hormonales importantes. Le problème est complexe, même les scientifiques se contredisent. La jeune femme ne correspond pas aux canons habituels de l’athlétisme et ses performances sont impressionnantes. Mais celles d’Usain Bolt ne le sont-elles pas? Remettrait-on en cause les performances d’un sauteur dont la légèreté et la grâce lui permettraient de repousser les limites? Le soumettrait-on lui aussi à de tels tests? Ces derniers n’ont pas fait leurs preuves dans la détection de fraudeurs (action de tromper pour éviter une règle ou un paiement; frauder), à la différence des tests antidopage! Elle a même été stoppée lors de la conférence mondiale du CIO sur les femmes et ont fini par être stoppés en 1996, alors ne faisons pas marche arrière. Soumettons l’athlète Kenyane à des analyses et des contrôles médicaux renforcés liés à la prise de produits dopants. Comme tous les autres athlètes.

Le texte indique notamment: « Avec cette affaire douloureuse, nous voilà revenus aux temps que l’on croyait oubliés où le sport faisait peur car il risquait de masculiniser le sexe faible. ». Cette information correspond à l’idée exprimée dans l’option B: Faire preuve de plus de déontologie en allant au-delà des clichés.. Les autres propositions ne reprennent pas correctement ce que le passage affirme ou ajoutent des éléments qui ne sont pas donnés. La réponse correcte est donc B: Faire preuve de plus de déontologie en allant au-delà des clichés.. ---