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Question 28 of 32

« La crise d’adolescence n’a rien d’une fatalité »

A qui revient cette idée folle d’inventer, un jour... la « crise » d’adolescence? Jean-Jacques Rousseau lui-même, le philosophe pédagogue! Il n’y aurait, selon lui, qu’adolescents révoltés ou déprimés... Pourtant, tout ceci n’est qu’une fable! La crise d’adolescence (de la puberté, en réalité) n’a rien d’une fatalité, ne répond à aucun déterminisme biologique. Et l’opposition aux parents – aux enseignants quelque fois – n’est pas une nécessité, même si les « spécialistes » estiment que non seulement la crise existe, mais encore qu’il vaut mieux la faire tôt que tard. Nous savons maintenant que l’erreur d’analyse tient au fait que la plupart des psychologues, psychiatres, psychanalystes et médecins parlent de l’adolescence sur la base d’observation de jeunes en difficulté psychologique ou sociale, essayant de comprendre et de dessiner le « normal » à partir du « pathologique ». Or, la plupart des adolescents traversent cette période de vie paisiblement, sans conflit avec quelque adulte que ce soit. Il semble bien, comme le soulignait déjà Rousseau, que certaines conditions familiales (dialogue, responsabilités) ou sociales (implication des adolescents dans la vie de la cité) soient de nature à contrarier le processus de crise pubertaire. Il existe ainsi des sociétés où les rapports entre adultes et adolescents sont organisés de telle sorte que chacun ayant un rôle à jouer au sein de la communauté regarde l’autre avec respect et tolérance. C’est le cas des sociétés dites « primitives », où, à l’issue de rites initiatiques, les garçons pubères entrent dans la communauté des adultes: les tensions entre générations sont ainsi tuées de manière préventive. Dans nos sociétés « modernes », il n’y a plus de responsabilités pour les plus jeunes, plus de dialogue avec eux. D’où révolte, mauvaise humeur, violences de leur part. Enfamille, chacun vit dans son monde, avec ses amis, ses centres d’intérêt. D’où cette opposition que l’on observe ici ou là, entre parents et adolescents. Cela tient à une mauvaise relation entre eux. Pas facile pour des parents de voir grandir leurs enfants! De voir contester leur pouvoir! Pas facile pour des adolescents, qui pensent par eux-mêmes, voient la vie à leur façon, de supporter encore l’emprise familiale! D’où le grand malentendu... et la prétendue « crise ».

Comment certaines sociétés règlent la question du passage à l'âge adulte?

« La crise d’adolescence n’a rien d’une fatalité »

A qui revient cette idée folle d’inventer, un jour... la « crise » d’adolescence? Jean-Jacques Rousseau lui-même, le philosophe pédagogue (qui sert à apprendre ou enseigner; pédagogie)! Il n’y aurait, selon lui, qu’adolescents révoltés ou déprimés... Pourtant, tout ceci n’est qu’une fable! La crise d’adolescence (période de tensions ou de changements associée à l’adolescence; adolescence) (de la puberté, en réalité) n’a rien d’une fatalité (événement considéré comme inévitable; fatal), ne répond à aucun déterminisme biologique. Et l’opposition aux parents – aux enseignants quelque fois – n’est pas une nécessité, même si les « spécialistes » estiment que non seulement la crise existe, mais encore qu’il vaut mieux la faire tôt que tard. Nous savons maintenant que l’erreur d’analyse tient au fait que la plupart des psychologues, psychiatres, psychanalystes (méthode d’analyse psychologique fondée sur la parole et l’inconscient; psychanalyse) et médecins parlent de l’adolescence sur la base d’observation de jeunes en difficulté psychologique ou sociale, essayant de comprendre et de dessiner le « normal » à partir du « pathologique (maladie ou trouble; pathologie) ». Or, la plupart des adolescents traversent cette période de vie paisiblement, sans conflit (opposition forte entre personnes, groupes ou idées; conflit) avec quelque adulte que ce soit. Il semble bien, comme le soulignait déjà Rousseau, que certaines conditions familiales (dialogue, responsabilités (fait d’être chargé des conséquences d’une action; responsable)) ou sociales (implication des adolescents dans la vie de la cité) soient de nature à contrarier le processus de crise pubertaire. Il existe ainsi des sociétés où les rapports entre adultes et adolescents sont organisés de telle sorte que chacun ayant un rôle à jouer au sein de la communauté regarde l’autre avec respect et tolérance (acceptation limitée d’une pratique ou d’un produit; tolérer). C’est le cas des sociétés dites « primitives », où, à l’issue de (à la fin de; issue) rites initiatiques, les garçons pubères entrent dans la communauté des adultes: les tensions entre générations sont ainsi tuées de manière préventive (action visant à empêcher un problème avant qu’il arrive; prévention). Dans nos sociétés « modernes », il n’y a plus de responsabilités pour les plus jeunes, plus de dialogue avec eux. D’où révolte, mauvaise humeur, violences de leur part. Enfamille, chacun vit dans son monde, avec ses amis, ses centres d’intérêt. D’où cette opposition que l’on observe ici ou là, entre parents et adolescents. Cela tient à une mauvaise relation entre eux. Pas facile pour des parents de voir grandir leurs enfants! De voir contester leur pouvoir! Pas facile pour des adolescents, qui pensent par eux-mêmes, voient la vie à leur façon, de supporter encore l’emprise (forte influence ou contrôle exercé sur quelqu’un; emprise) familiale! D’où le grand malentendu... et la prétendue « crise ».

Le texte indique notamment: « Il existe ainsi des sociétés où les rapports entre adultes et adolescents sont organisés de telle sorte que chacun ayant un rôle à jouer au sein de la communauté regarde l’autre avec respect et tolérance. ». Cette information correspond à l’idée exprimée dans l’option A: En organisant le passage d'un âge à l'autre.. Les autres propositions ne reprennent pas correctement ce que le passage affirme ou ajoutent des éléments qui ne sont pas donnés. La réponse correcte est donc A: En organisant le passage d'un âge à l'autre.. ---