Question 32 of 40
Lettre ouverte au Président du Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux (CIVB) Monsieur Dutour, Vous avez qualifié les tâches qu’accomplissent les travailleurs des vignes de « simples ». De la place qui est la vôtre, non, vous ne pouvez pas dénigrer notre travail. Car qu’y-a-t-il de simple à réaliser ces travaux par tous les temps, à des rythmes effrénés, au mépris de douleurs musculaires récurrentes, exposés aux effets délétères des pesticides ?! Et si les vins de Bordeaux sont à la hauteur des qualités que vous leur prêtez, si vous en tirez d’aussi substantiels revenus, c’est grâce à celles et ceux qui de par leur savoir-faire et leur abnégation font d’un territoire favorable un terroir d’exception. N’oubliez jamais, Monsieur Dutour, que si les vins de Bordeaux avaient le goût des conditions de travail que vous cautionnez, ils seraient imbuvables. Que deviendriez-vous alors ? Le Collectif des ouvriers viticoles de Bordeaux.
