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Question 38 of 38

Le cerveau humain; textes longs

Le cerveau humain L’idée que le cerveau puisse s’approprier des membres extérieurs ou l’idée qu’il existe des membres fantômes habitant notre cerveau est liée à cette capacité que l’on appelle la neuroplasticité du cerveau adulte. C’est-à-dire la possibilité de pouvoir reconfigurer des circuits, de trouver de nouvelles connexions en permanence en fonction de certaines règles, notamment des règles qui dépendent de l’activité. Plus vous utilisez des circuits et plus les connexions vont voir leur efficacité augmenter. C’est une des raisons pour laquelle d’ailleurs cette analogie que l’on fait souvent du cerveau et l’ordinateur ne tient pas, puisque ce cerveau a cette capacité d’auto-reconfiguration. On s’aperçoit que lorsque l’on fait de l’imagerie cérébrale avant l’implantation – ce qu’on a vu, par exemple, pour des personnes qui ont eu les deux mains greffées – on peut faire un suivi pour les mêmes personnes avant la greffe, quelques mois après la greffe et puis des années plus tard. On s’aperçoit véritablement que les membres greffés, au départ, sont traités comme des espèces d’organes incongrus, mais que très vite ils retrouvent les connexions et qu’on revoit les régions corticales censées gérer et la motricité et la sensibilité s’être approprié des connexions. C’est-à-dire que le fait d’avoir eu une congruence entre la sensibilité et le toucher et la vision fait que ce cerveau peu à peu s’approprie ses propres membres. Et c’est une chose qui est assez importante, c’est de se rendre compte que, finalement, là aussi, la preuve de cette fameuse neuroplasticité, quel que soit l’âge du sujet, c’est que lorsque vous allez apprendre à jouer au golf ou à jouer au tennis, eh bien la raquette, le club de golf, devient une extension de votre membre. Tout ça pour quoi? Parce qu’il va y avoir une convergence entre les signaux visuels, entre les signaux du toucher, qui vont faire qu’à force d’entraînement, les circuits vont se recâbler en quelque sorte pour affiner la précision du geste. Et on ne refait que ce qu’a fait l’enfant quand il sort du ventre de sa mère et qu’il va apprendre à gérer ses membres. Il va faire, selon des règles par essais et erreurs, et les erreurs seront jugées par la vision. Donc il va y avoir une congruence entre le toucher et la vision pour que cet enfant ou cet adepte d’un sport fasse sien la raquette ou le club. C’est un apprentissage dans lequel les systèmes de récompense, la dopamine notamment, sont extrêmement importants. Vous ne pouvez pas apprendre si vous n’êtes pas motivé et vous ne pouvez pas non plus apprendre si vous ne trouvez pas de plaisir. Donc on retrouve là toujours les systèmes de la récompense, mais ce sont ces systèmes-là qui nous permettent d’apprendre et de retenir.

Pourquoi l’auteur fait-il une comparaison entre un sportif et un nouveau-né?

Le cerveau humain

L’idée que le cerveau puisse s’approprier des membres extérieurs ou l’idée qu’il existe des membres fantômes (sensations que des membres amputés sont encore présents; fantôme) habitant notre cerveau est liée à cette capacité que l’on appelle la neuroplasticité du cerveau adulte. C’est-à-dire la possibilité de pouvoir reconfigurer des circuits, de trouver de nouvelles connexions (lien entre personnes ou systèmes; connecter) en permanence en fonction de certaines règles, notamment des règles qui dépendent de l’activité. Plus vous utilisez des circuits et plus les connexions vont voir leur efficacité (capacité à obtenir le résultat recherché; efficace) augmenter. C’est une des raisons pour laquelle d’ailleurs cette analogie que l’on fait souvent du cerveau et l’ordinateur ne tient pas, puisque ce cerveau a cette capacité d’auto-reconfiguration. On s’aperçoit que lorsque l’on fait de l’imagerie cérébrale avant l’implantation – ce qu’on a vu, par exemple, pour des personnes qui ont eu les deux mains greffées – on peut faire un suivi pour les mêmes personnes avant la greffe, quelques mois après la greffe et puis des années plus tard. On s’aperçoit véritablement que les membres greffés, au départ, sont traités comme des espèces d’organes incongrus, mais que très vite ils retrouvent les connexions et qu’on revoit les régions corticales censées gérer et la motricité et la sensibilité s’être approprié (intégrer ou considérer comme faisant partie de soi; approprier) des connexions. C’est-à-dire que le fait d’avoir eu une congruence entre la sensibilité et le toucher et la vision fait que ce cerveau peu à peu s’approprie ses propres membres. Et c’est une chose qui est assez importante, c’est de se rendre compte (comprendre ou réaliser quelque chose; rendre compte) que, finalement, là aussi, la preuve de cette fameuse neuroplasticité, quel que soit l’âge du sujet, c’est que lorsque vous allez apprendre à jouer au golf ou à jouer au tennis, eh bien la raquette, le club de golf, devient une extension de votre membre. Tout ça pour quoi? Parce qu’il va y avoir une convergence entre les signaux visuels, entre les signaux du toucher, qui vont faire qu’à force d’entraînement, les circuits vont se recâbler en quelque sorte pour affiner la précision du geste. Et on ne refait que ce qu’a fait l’enfant quand il sort du ventre de sa mère et qu’il va apprendre à gérer ses membres. Il va faire, selon des règles par essais et erreurs, et les erreurs seront jugées par la vision. Donc il va y avoir une congruence entre le toucher et la vision pour que cet enfant ou cet adepte d’un sport fasse sien la raquette ou le club. C’est un apprentissage dans lequel les systèmes de récompense, la dopamine notamment, sont extrêmement importants. Vous ne pouvez pas apprendre si vous n’êtes pas motivé et vous ne pouvez pas non plus apprendre si vous ne trouvez pas de plaisir. Donc on retrouve là toujours les systèmes de la récompense, mais ce sont ces systèmes-là qui nous permettent d’apprendre et de retenir.

Le texte indique notamment: « Et on ne refait que ce qu’a fait l’enfant quand il sort du ventre de sa mère et qu’il va apprendre à gérer ses membres. ». Cette information correspond à l’idée exprimée dans l’option C: Parce que tous deux doivent apprendre à se servir de leurs membres grâce au toucher et à la vue.. Les autres propositions ne reprennent pas correctement ce que le passage affirme ou ajoutent des éléments qui ne sont pas donnés. La réponse correcte est donc C: Parce que tous deux doivent apprendre à se servir de leurs membres grâce au toucher et à la vue.. ---